Comment créer facilement un contenu vidéo interactif ?

Comment créer facilement un contenu vidéo interactif ?

Une personne retient généralement 10% de ce qu’elle lit, 20% de ce qu’elle entend , 30% de ce qu’elle voit et 50% de ce qu’elle voit et entend (d’après une étude menée par le chercheur canadien Thierry Karsenti, spécialisé dans l’application des T.I.C. à l’éducation). Pour faire passer une information, que ce soit à des clients dans le cadre d’une communication sur un produit ou à des collaborateurs dans le cadre d’une formation, le meilleur moyen pour qu’elle soit retenue est la vidéo. Cependant, dans une culture de zapping et d’ultra-sollicitation, la vidéo seule est insuffisante : 5% des gens arrêtent de regarder une vidéo après 1 minute et 60% après 2 minutes. C’est pour cela qu’un bon moyen pour garder l’engagement des spectateurs est d’utiliser la vidéo interactive. 

 

Pour créer un contenu vidéo interactif, il vous faut tout d’abord une vidéo. La vidéo peut faire peur car elle nécessite souvent beaucoup de temps et d’argent pour être produite : il faut écrire les scénarios, organiser les tournages, réaliser le montage, etc. Mais si vous n’avez ni le temps, ni le budget, ne vous inquiétez pas ! On vous livre quelques petits conseils pour créer des vidéos rapidement, facilement et en minimisant vos dépenses !

 

Comment créer un contenu vidéo facilement ?

 

Si vous souhaitez créer vos vidéos vous-mêmes, il vous faut un peu d’organisation. En effet, si vous partez avec votre caméra sous le bras en vous disant que vous saurez quoi dire et quoi filmer quand elle sera allumée, vous risquez d’aller droit dans le mur. 

Pour qu’une vidéo soit impactante, il faut qu’elle soit bien construite. Pour cela, réfléchissez à l’avance à l’objectif de votre vidéo : à qui s’adresse-t-elle ? Quel est son but (vendre un produit, former un nouveau collaborateur, faire réfléchir un public) ? 

Une fois que vous aurez ces éléments, il vous faudra écrire un scénario. Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas besoin d’un scénario de 100 pages digne des plus grands réalisateurs hollywoodiens pour que votre vidéo ait de l’impact ! Quelques lignes peuvent suffire. L’important, c’est de savoir où vous allez ! Si vous et vos collaborateurs devez parler dans votre vidéo, il est important d’écrire les scripts à l’avance, afin que chacun sache quoi dire précisément.

Une fois que tout ça est en place, vous pouvez filmer ! Vous n’aurez pas besoin d’avoir de matériel spécifique pour cette étape, vos smartphones suffiront largement ! (Petit tip : pensez à filmer en mode paysage, ça rend mieux !).

Maintenant que vous avez votre vidéo, il vous suffit de la monter ! Certains logiciels gratuits tels que iMovie ou MovieMaker sont assez simple d’utilisation et vous permettront d’obtenir un rendu correct en un temps limité.

 

Si vous ne savez pas comment vous y prendre, ne vous inquiétez pas ! Il existe beaucoup d’outils en ligne ou sur mobile qui peuvent vous aider à réaliser et monter vos vidéos très simplement. Par exemple, les applications mobiles Kannelle ou Storyfox sont conçues pour être intuitives et faciles d’accès. Vous serez ici guidés du début à la fin de la création de votre vidéo, et n’aurez qu’à suivre les indications données par les applications. Bien sûr, tous les éléments sont personnalisables, vous pourrez donc créer la vidéo que vous souhaitez. Avec un montage automatique, votre vidéo sera prête en un rien de temps !

 

Comment réutiliser ses contenus ?

 

Si vous ne souhaitez pas créer de nouveaux contenus vidéos, vous pouvez aussi réutiliser les contenus que vous avez déjà.

 

En ce moment, de plus en plus de conférences et de tables rondes sont faites en ligne afin qu’elles soient accessibles à tous, ce sont des webinaires. Il est possible d’enregistrer ces webinaires et d’en diffuser un replay. Ce sont des contenus vidéos qui nécessitent très peu de travail et qui peuvent très bien être réutilisés. 

 

Un autre type de contenu que vous pouvez utiliser sont les présentations PowerPoint. Envoyées à des collaborateurs ou à des clients, ces présentations ne connaissent pas beaucoup de succès car elles contiennent trop de slides ou ne sont pas assez attractives à lire. Beaucoup se contentent de les télécharger mais ne les ouvrent jamais. C’est pour cela que les transformer en vidéo est une bonne solution ! Pour cela, rien de plus simple ! Il vous suffit d’enregistrer votre diaporama avec une voix off, de faire défiler les animations, et vous aurez une vidéo prête à être utilisée en un temps record.

 

Rendez vos contenus interactifs !

 

Une fois que vous avez votre vidéo, vous pourrez la transmettre à vos clients et à vos collaborateurs et l’effet sera garanti !

 

Mais si vous souhaitez booster l’engagement de vos spectateurs sur vos vidéos et être sûr(e) qu’ils ne décrochent pas au bout de quelques minutes, essayez d’y ajouter de l’interactivité ! Avec l’outil K.Air, rien de plus simple. Vous pourrez chapitrer votre vidéo et y ajouter des documents complémentaires ainsi que des activités pédagogiques en quelques clics. 

Le DIY (do it yourself) au secours de la formation continue

Le DIY (do it yourself) au secours de la formation continue

L’organisation du domaine de la formation professionnelle connait depuis quelques mois des changements majeurs dans un contexte de crise sanitaire et de modification de l’écosystème tout entier. Les formations présentielles ne peuvent plus être dispensées dans de bonnes conditions. Les entreprises et les organismes de formation doivent donc se réorganiser et se tourner massivement vers le digital pour proposer des nouveaux formats et maintenir le cap dans la tempête.

Dans ce contexte si particulier, une des clés de la transformation pourrait venir d’un phénomène croissant et observé depuis bien longtemps dans les loisirs créatifs ou le digital avec le No Code : le DYI ou Do It Yourself. Cette tendance forte souligne l’émergence d’une génération de profil appelés les « MAKERS ».

Les directrices et directeurs de formation sont unanimes, les métiers de la formation vont devoir se réinventer à vitesse forcée. Le digital, de plus en plus présent dans les dispositifs de formation, est une des clés de cette résilience. Les cursus d’école comme Le Bahut ou Les Masters en DLM de l’université de Paris Nanterre marquent l’émergence de nouveaux profils qui positionnent le digital learning au cœur de la machine de formation. Ces nouveaux venus viennent grossir les rangs de ceux qui, déjà en place, accordent de plus en plus de crédit à la création de modules et de parcours en mode DYI.

Qui aurait pu croire, il y a encore quelques années, que 80% des collaborateurs d’une entreprise du secteur tertiaire sachent créer un support sur power-point, mêlant des images, des textes et des animations.

Dans un contexte de restriction budgétaire forte, de nécessité de digitaliser les formations à marche forcée, la capacité d’évoluer vers une démarche de « makers » est une clé de succès pour tous les départements de formation des entreprises : « je dois désormais apprendre à faire moi-même pour poursuivre mes activités de formateur et maintenir le lien avec les communautés d’apprenants ». La transformation de la matière brute en présentation animée va devenir la clé de la productivité dans le digital learning.

L’idée est de pouvoir créer, avec des outils intuitifs, des expériences d’apprentissage performantes et engageantes pour les apprenants. La transposition des compétences de « Makers » au digital learning passent par l’utilisation des nombreux outils auteurs mis à disposition sur le marché.

La création de vidéos pédagogiques interactives, de séquences de quiz animés ou serious game peuvent désormais se faire en autonomie et apporter une réponse solide aux concepteurs pédagogiques. Et si la maîtrise du bricolage vient en pratiquant, il en va de même dans le domaine du digital learning.

Alors, retroussons nos manches pour entrer avec énergie dans cette nouvelle ère.

Envie de passer à l’action ? Apprenez comment transformer un PowerPoint en vidéo interactive comme Pascal Chirat directeur l’agence de formation à distance Training Day qui vient de produire des modules innovants pour la célèbre marque de cosmétiques Guerlain.

Convaincus ? Demandez une démo de l’outil Kumullus ! 

 

Managers, managés, comment vous former à l’art du feedback en digital learning ?

Managers, managés, comment vous former à l’art du feedback en digital learning ?

La question est abordée ici pour vous par une experte du sujet, Carine Ramé, coach systémique, formatrice, codesigner et passionnée par les interactions humaines. En effet, ces interactions sont d’abord humaines avant d’être décryptées via les technologies, par les apprenants derrière leurs écrans.

 

Et si nous parlions de la relation managériale ?

 

La relation managériale, comme toute relation, est nourrie par les interactions entre les « partenaires ». Dans le contexte du jour, ces partenaires sont le manager et les membres de son équipe.

Il se trouve que les interactions entre les membres de cette équipe, nourriront également la relation managériale. En effet, si leurs interactions sont fluides et constructives, c’est grâce au cadre qu’aura posé le manager sur la façon de collaborer, et sur l’objectif partagé à atteindre.

 

Le fameux feedback :

 

Au travers de ses relations, le manager va pouvoir développer son leadership, et pour s’assurer que la relation évolue dans un sens gagnant/gagnant, c’est à dire que les partenaires grandissent au fil de leurs interactions, il peut s’appuyer sur la routine du feedback pour prendre le pouls de cette évolution.

 

Pourtant, peu de manager et managés prennent le temps de pratiquer quotidiennement ce fameux feedback. Or ce « quotidiennement » est essentiel : tout changement ou évolution du comportement prend du temps, car il nécessite de dépasser la peur de mal faire. Rares sont ceux qui réussissent du premier coup quelque chose dont ils ne sont pas coutumiers. Nous l’avons tous expérimenté, le fait de challenger ses habitudes demande de la volonté et de la persévérance. La résistance au changement se niche aussi dans le changement de ses habitudes.

 

Avant de parler plus précisément du rôle du feedback dans cette relation, rappelons simplement que Le feedback vient de la cybernétique : c’est une rétroaction, une action en retour d’une autre action.

 

Le manager tout comme ses managés, ressentent, pensent, agissent, parlent, … se comportent d’une certaine manière au quotidien, autant d’occasions d’échanger en retour un encouragement, un réajustement, une demande de clarification, de faire différemment, ou juste un merci, un sourire…

 

La vie pro, c’est aussi la Vie

 

Vous le savez, la vie pro c’est aussi la Vie : il peut y avoir des rebondissements à tous moments et le feedback vous permet d’y faire face.

 

Le contexte dans lequel on travaille peut changer, on est tous bien placés pour le savoir, la motivation des « partenaires » peut être impactée par de nombreux éléments, les objectifs partagés par le manager et son équipe, peuvent faire l’objet d’une itération plus ou moins radicale et arbitraire, autant de sources de tensions qui, si elles font l’objet d’échanges authentiques, peuvent être dénouées.

 

Autant de situations qui méritent que les partenaires soient équipés en clés de lecture pour prendre le temps d’accueillir les feedbacks internes (ce qu’ils ressentent, ce qu’ils pensent, ce qu’ils ont envie de faire, compte tenu du changement de situation), prendre le temps de comprendre ce dont ils ont besoin, et trouver la façon adéquate de l’exprimer : en se donnant du feedback.

 

Vous noterez que depuis le début j’inclus autant le manager que ses managés dans le parcours d’apprentissages sur le feedback car il faut être bien conscient d’une chose : la communication manager / managé pâtit de la relation hiérarchique. En effet selon le rapport à l’« autorité » de chacun, cette différence hiérarchique peut fragiliser la capacité individuelle à être spontané et authentique dans ses feedbacks.

 

Il est évident pour moi qu’un parcours de ce type doit à la fois être proposé au manager et son équipe afin qu’ensemble ils puissent apprendre, expérimenter, tâtonner, se planter parfois, progresser souvent et se donner du feedback au fil du parcours d’apprentissage. Apprendre ensemble permet de mettre en pratique au même moment, cet apprentissage va leur permettre de pouvoir communiquer avec plus de spontanéité et d’authenticité au quotidien et mettre ainsi leur énergie sur l’atteinte de leurs objectifs communs.

 

La vidéo, arme de formation cognitive :

 

Parmi un grand nombre d’études, on pourrait citer celle de Karsenti (2012) qui démontre sans ambiguïté que la lecture de supports vidéo pendant la formation renforce la mémorisation et les processus de résolution de problèmes : les apprenants retiennent 10 % de ce qu’ils lisent, 20 % de ce qu’ils entendent, 30 % de ce qu’ils voient… et 50 % de ce qu’ils voient et entendent !

 

La dimension cognitive de la mise en situation en vidéo permet de franchir encore une étape supplémentaire avec ce que l’on appelle « l’effet miroir ». Nous pouvons ainsi facilement nous projeter dans une mise en application sur le sujet du feedback. L’interaction entre les individus fait l’objet d’une scénarisation en vidéo pour que l’apprenant s’identifie en milieu professionnel. L’aspect immersif est immédiat et la performance est au rendez-vous.

 

L’embranchement pour une simulation immersive de vos situations de feedbacks :

 

Vous avez sans doute tous entendu parler des « Livres dont vous êtes le héros ». Le principe central est de découper l’histoire en chapitres pour ensuite proposer des suites différentes en fonction de décisions, de questions ou même de jets de dés. Le lecteur devient acteur et peut ainsi vivre des aventures différentes à chaque lecture.

 

La fonctionnalité d’embranchement propose de dessiner des parcours organisés comme des lignes de métro qui placent des bifurcations et des changements de lignes dans différentes stations.

 

Dans le cas d’une situation de feedback, ces croisements constituent les moments clés de réactions et d’échanges verbaux ou non-verbaux. A ce moment et en fonction d’une phrase prononcé par son n-1, le manager qui se forme sur le module peut choisir la phrase en réponse ou bien l’attitude à adopter. La suite sera alors différente et la simulation se poursuit.

 

À l’issue de chaque chapitre ou mise en situation, le choix de l’apprenant détermine la réaction du ou des collaborateurs et propose l’étape suivante.

 

L’expérience d’apprentissage devient ludique, immersive et beaucoup plus engageante pour les managers comme pour les managés. Elle est également très facile à déployer massivement dans toutes les langues et dans toutes les organisations du monde.

 

Si vous souhaitez mettre en place un coaching sur l’art et la manière du feedback ou créer des modules sur vos plateformes de digital Learning ou de mobile Learning, notre équipe d’experts est à votre écoute.

 

 

Merci à Carine Ramé pour cette contribution éclairante.

Découvrez les formations certifiantes Kumullus par l’ISTF !

Découvrez les formations certifiantes Kumullus par l’ISTF !

L’ISTF, organisme partenaire de Kumullus, propose des formations certifiantes sur l’utilisation de l’outil K.AIR. L’ISTF étant le 1er institut des métiers du blended learning, ces formations sont principalement dédiées aux professionnels de la formation qui souhaiteraient créer des contenus interactifs avec Kumullus.

 

Qu’est-ce que le blended learning ?

 

Le blended learning (ou formation mixte) est un dispositif qui combine deux modalités d’apprentissage : l’eLearning (apprentissage en ligne) et le présentiel (formation classique). 

Dans un contexte où la digitalisation de la formation est de plus en plus demandée, le blended learning a de nombreux avantages. 

En effet, il combine les avantages du présentiel: le temps en présentiel peut permettre la pratique, la réflexion en groupe, les discussions avec les formateurs… ; et les avantages de l’e-Learning : moins de temps de transport, plus de flexibilité dans l’emploi du temps, la possibilité de suivre la formation à son rythme… 

De plus, avec le contexte actuel où les formations en présentiel sont déconseillées, le blended learning est de plus en plus privilégié par les entreprises et les universités. 

 

Comment fonctionne l’ISTF ?

 

L’ISTF est un organisme dédié aux professionnels de la formation. L’objectif est de les former et de les accompagner afin qu’ils réussissent leur transition vers le digital learning. Pour cela, l’ISTF dispense des formations selon 3 modalités : en présentiel, en blended learning ou 100% en e-learning. Depuis 2010, plus de 700 structures ont été formées par l’ISTF. Avec un catalogue de 49 formations, l’ISTF propose un panel complet de formations, de la prise en mains d’outils dédiés au digital learning, à la compréhension des enjeux et des manières d’engager ses apprenants au blended learning.

 

Comment fonctionne la formation sur l’outil Kumullus ?

 

Le but de cette formation est d’apprendre à créer un module en vidéo interactive à l’aide de l’outil K.Air. 

Les objectifs pédagogiques sont les suivants :

  • Identifier les points clés pour préparer, tourner et monter une vidéo pédagogique interactive
  • Apprendre à scénariser une vidéo pédagogique
  • Savoir créer une vidéo pédagogique de moins de 5 minutes et en intégrant différents types de séquences
  • Comprendre comment chapitrer et ajouter de l’interactivité à sa vidéo avec Kumullus.

Cette formation est disponible en blended learning (sur un format de 13 heures), et en 100% e-learning (sur un format de 18 heures, réparties sur 4 semaines). Elle s’adresse aux Consultant-e-s, Chef-fe-s de projet formation, Formateurs-trices, Ingénieur-e-s pédagogiques, Responsables formation, etc. Cette formation est certifiante !

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur cette formation ici ! 

La vidéo interactive dans l’air du temps : les films interactifs

La vidéo interactive dans l’air du temps : les films interactifs

Depuis quelques années, on observe l’apparition d’un nouveau phénomène sur les plateformes de streaming : les films interactifs.

 

 

Les films interactifs, qu’est-ce que c’est ?

 

Avez-vous déjà lu un livre dont vous êtes le héros ? Vous suivez une histoire dans laquelle le héros est confronté à divers choix. Vous décidez pour lui. Une décision vous engage dans une branche particulière de l’histoire. Ainsi, selon les décisions prises, chacun vit un scénario différent. Le film interactif est à la croisée entre le film et le jeu vidéo. En effet, il permet de faire des choix à la place du héros et donc de décider vers quelle direction le film va se tourner. Vous êtes ainsi à la fois spectateur et acteur.

 

Dans Bandersnatch, le film interactif à succès de Netflix, le spectateur pouvait en effet décider du sort du héros en effectuant divers choix à sa place. Pour cela, il suffisait de cliquer sur l’écran lorsqu’un choix apparaissait.

 

 

 

Les films interactifs dans l’air du temps

 

Le genre étant nouveau et attractif, les films et séries télévisées interactifs deviennent de plus en plus demandés chaque année. Ce n’est pas anodin que Netflix ait décidé de sortir un film interactif en 2018. L’arrivée à maturité de l’usage des réseaux sociaux, du web marketing et de l’emailing, nous a fait entrer dans l’ère de la conversation digitale. Internet a signé la fin du marketing de masse. L’attente du consommateur est une approche personnalisée. Il veut être acteur de son parcours (que ce soit un parcours d’achat, d’apprentissage ou de découverte).

 

Malgré tous les signes pointant vers le succès de ce nouveau genre à la croisée entre le cinéma et les jeux-vidéos, Netflix reste en tête de file dans ce domaine, loin devant les autres plateformes de streaming. Sur la plateforme, on peut en effet trouver 8 films/séries permettant au spectateur de choisir sa propre aventure. Après le succès de Bandersnatch, le géant du streaming a en effet lancé la production de nombreuses histoires interactives, dont la plupart devraient sortir cette année.

 

 

Les films interactifs et l’engagement des spectateurs

 

En proposant au spectateur de faire des choix au cours du film, il n’est plus simplement passif face à l’histoire racontée : il devient actif, et acteur du film. L’impact du film n’en est alors que plus fort, en quittant sa passivité, l’audience participe au jeu. Elle co-crée l’intrigue et décide d’une direction en fonction de ses envies, de sa curiosité ou de son humeur.

 

Prenons Bandersnatch. D’après une étude, 94% des spectateurs de Bandersnatch auraient fait des choix et donc participé activement à l’histoire du film. Avec ce film interactif, on assiste à la fin du statut de pur spectateur. On a d’ailleurs, plusieurs fois la possibilité de finir l’histoire à un point, ou de continuer. Le taux d’engagement devant le film est alors beaucoup plus important que devant un simple film.

 

 

Y aura-t-il des implications sur la vidéo en général ? 

 

Afin de parler à de plus en plus de personnes et à rester dans l’air du temps, la vidéo à l’avenir sera interactive, permettant à l’audience de préciser ses préférences, ses goûts, ses attentes et personnalisée.

 

La vidéo interactive personnalisée va permettre une approche sur mesure en s’appuyant sur la big data et l’intelligence artificielle.

Si elle intègre également de la pédagogie et un bon storytelling, elle atteindra des scores de visionnage et des taux d’engagement des spectateurs 2 à 4 fois meilleurs que la vidéo classique.

Comment faire une vidéo interactive ?

Avec l’outil Kumullus, rien de plus simple ! Il vous suffit d’avoir une vidéo socle à partir de laquelle plusieurs branches donneront lieu à des parcours différents.

 

Grâce à l’embranchement, nouveauté chez Kumullus, l’apprenant pourra faire des choix au cours de la vidéo et se retrouver transporté vers différentes possibilités de scénarii.

 

De plus, vous pourrez également rajouter des jeux ou des documents additionnels afin de booster l’engagement des apprenants !

 

N’hésitez plus ! Lancez-vous simplement dans la vidéo interactive avec Kumullus !

 

 

Interview : Jad, Directeur de l’Académie VINCI Airports chez Kumullus !

Interview : Jad, Directeur de l’Académie VINCI Airports chez Kumullus !

Jad Kfoury, Directeur de l’Académie VINCI Airports

 

« Pour moi, l’un des intérêts majeurs est le fait de pouvoir utiliser tous les formats vidéo, qu’il s’agisse de motion designs, d’interviews ou de vidéos plus institutionnelles pour ensuite rajouter de l’interaction dessus. »

La semaine dernière, nous sommes allés à la rencontre de Jad Kfoury, directeur de l’Académie VINCI Airports et pionnier du digital learning.

 

 

 

Bonjour Jad, pouvez-vous nous présenter l’activité de votre Académie ? Quelles sont les missions principales du learning dans une grande entité comme VINCI Airports ?

 

VINCI Airports gère et développe 45 aéroports répartis partout dans le monde : du Cambodge au Japon en passant par l’Europe avec notamment la France ou encore Gatwick, qui est le plus gros aéroport intégré récemment.

 

L’Académie est l’organe central de formation de VINCI Airports. Nous définissons les orientations pour accompagner au mieux le développement et le business de l’entreprise. Nos sujets portent sur les aspects transverses et globaux tels que le leadership, le management, l’environnement, l’intégration mais aussi sur la culture d’entreprise.

 

Nous avons également un rôle de développement et d’animation de la filière Learning et Développement en créant une communauté avec des rendez-vous très réguliers pour partager les bonnes pratiques des uns et des autres. Nous avons un rôle d’animateurs et de fédérateurs.

 

Vous êtes un pionner dans le digital learning et avez rapidement adopté la solution Kumullus. Qu’est-ce qui vous a séduit ?

 

Pour ma part, je vous connais depuis mon poste de Digital Learning Manager à la Société Générale. Vous aviez réalisé un premier module sur l’esprit de service. À l’époque, vous n’aviez pas d’outil auteur, le développement de l’interactivité se faisait sur mesure.

 

À cette époque-là, je vous avais fait part de mon besoin d’avoir accès à la solution Kumullus grâce à un outil auteur en Saas. J’attendais avec impatience que cela soit possible.

 

Pour cette raison, j’ai adopté cette solution dès sa sortie. J’étais à l’époque chez Accor et la stratégie s’appuyait fortement sur le digital learning :

 

« J’enrichis la palette de compétences de mes collaborateurs au sein de mon équipe avec un certain nombre d’outils auteurs pour qu’ils deviennent autonomes et qu’ils puissent créer ad hoc des modules de formation en rapid learning, en vidéo learning en mobile learning… »

 

Vous le savez, Kumullus a toujours été un de mes outils auteur favoris et j’en suis un ambassadeur convaincu, parce qu’il utilise la vidéo comme vecteur, et qu’il est super intuitif. Pour le concepteur comme ou pour le « end user », l’utilisation est agréable car elle est possible sans connaissances préalables sur la conception vidéo.

 

Quels sont, selon vous, les points forts de l’outil auteur de Kumullus ?

 

Les points forts de l’outil auteur sont selon moi l’autonomie mais aussi le format. Nous avions de nombreux outils pour concevoir du e-learning et faire du montage vidéo mais aucun pour ajouter le chapitrage et l’interactivité.

 

Nous avons constaté que Jimena, dans votre équipe, a créé de nombreux modules. Avez-vous des retours de sa part sur ces phases de conception ?

 

Son feedback a tout de suite été clair : c’est d’abord très simple !

Étant donné son profil plutôt axé sur la vidéo, votre outil est le complément idéal pour son activité. J’ai également abordé la sortie de votre fonctionnalité d’embranchement avec elle. Elle a fait partie du programme beta testeur et m’a répondu avec enthousiasme que cette nouvelle fonctionnalité était facile et intuitive à mettre en place, qu’elle fonctionnait parfaitement et qu’elle l’avait beaucoup appréciée.

 

Les interactivités, les systèmes de chapitrage, la disponibilité sur mobile… quels sont, selon vous, les éléments différenciants de la solution ? Et les points d’amélioration ?

 

Pour moi, l’un des intérêts majeurs est le fait de pouvoir utiliser tous les formats vidéo, qu’il s’agisse de motion designs, d’interviews ou de vidéos plus institutionnelles pour ensuite rajouter de l’interaction dessus. Il nous arrive de faire de la curation de contenus, parfois sur le net, qu’on récupère sur Youtube par exemple, puis qu’on enrichit par des interactions et qu’on chapitre…

 

Il y a aussi la nouveauté de l’embranchement qui maintenant apporte vraiment quelque chose en plus en termes de liberté pour choisir un parcours très drivé ou bien des scenarii à l’infini.

 

Pour les améliorations, ce qui me frustre, c’est très minime, c’est la présence d’un petit temps de téléchargement lorsque l’on passe d’un chapitre à un autre. Il faudrait peut-être ajouter un buffer qui viendrait pré-charger pour que la lecture soit plus fluide.

 

Je pensais aussi à autre chose, un système de gamification, avec une collecte de points par exemple. À la fin on pourrait dire « bravo vous avez récolté 80 pièces, 80 médailles ou 80 diamants sur les 100 qui étaient à gagner ». Je pense que des fonctionnalités orientées vers le jeu pourraient être intéressantes. Je constate que les gens apprécient l’aspect « challenge » dans les modules de formation.

 

Comme vous l’avez aperçu sur les réseaux, nous avons lancé en MVP une nouvelle fonctionnalité d’embranchement. Est-ce intéressant pour vous et comment pensez-vous pouvoir l’appliquer dans vos parcours et modules ?

 

Personnellement, je suis fan ! Je trouve que c’est une avancée vraiment majeure car elle permet d’avoir un module de e-learning tel qu’on pouvait l’imaginer dans le passé mais complètement vidéo.

 

Pendant le confinement, nous avons par exemple récupéré une série de vidéos d’un expert en leadership qui expliquait comment faire du management à distance et comment bien télétravailler. Nous avons composé le module en séquences linéaires puisqu’il n’y avait pas l’embranchement à l’époque. À présent, j’imagine très bien le menu pour sélectionner la séquence qui nous intéresse sans être obligés de passer d’un chapitre à l’autre.

 

À mes yeux, l’embranchement a plusieurs intérêts : laisser le choix à l’apprenant dans sa navigation et dans sa progression si le sujet s’y prête, mais aussi scénariser en fonction des situations ou des réponses aux quiz. Cela devient complètement scénarisable à volonté.

 

Est-ce que par rapport à l’Académie en particulier vous avez des idées qui vous viennent par rapport à cette nouveauté ?

 

J’ai proposé à Jimena de reprendre les modules conçus précédemment avec le chapitrage linéaire pour les transformer en modules à embranchement. Ce serait du rework de choses existantes pour tester la fonctionnalité dans un premier temps. Peut-être par exemple sur le parcours d’intégration qui présente les 8 types d’impacts environnementaux d’un aéroport (les déchets, l’air, l’eau, la biodiversité, etc…). Nous l’avions réalisé de manière séquentielle alors qu’il pourrait parfaitement intégrer l’embranchement, cela améliorerait l’expérience de l’apprenant.

 

En premier lieu, lorsque nous avons transformé nos anciens modules de e-learning en modules Kumullus, nous avons eu des retours positifs et enthousiasmants ! Nos apprenants nous ont dit « C’est top, ça change, c’est vraiment novateur et on aime beaucoup ! ». Si en parallèle nous proposons une liberté de choix dans la navigation, l’expérience utilisateur est une nouvelle fois améliorée.

 

Si je comprends bien c’est donc le fait de pouvoir avoir une certaine liberté qui vous plait chez Kumullus et dans la vidéo interactive en général ? 

 

Les retours que j’ai pu recevoir concernaient surtout le fait de pouvoir utiliser le support vidéo enrichi pour apprendre. Les interactions propres au e-learning sont présentes directement dans un environnement vidéo ce qui a pour résultat une immersion complète de l’apprenant. C’est un atout qui plait énormément puisque grâce à lui on est loin des modules où on ne fait que cliquer sur le bouton « next, next, next ».

 

Vous pensez que le fait qu’on cherche à mobiliser la personne plait ?

 

Oui, on a souvent peur que nos apprenants soient un peu passifs face à certaines formations. Notamment avec un support vidéo qui défile puis se termine…

Ils apprécient le fait d’être sollicités et stimulés, pendant la lecture de la vidéo. Il faut un bon dosage, pour maintenir l’apprenant actif et en éveil, sans pour autant interrompre la lecture à tout bout de champ. Ils apprécient également le fait que la vidéo elle-même apporte des réponses, du feedback et des informations complémentaires.

 

Quelles sont, selon vous, les tendances et les évolutions majeures du digital learning dans les prochaines années ?

 

J’ai été assez surpris puisqu’au début, je n’y croyais pas mais j’ai l’impression que le format podcast est en train de redevenir tendance.

 

Il y a de plus en plus d’entreprises ou d’organismes de formation qui proposent des podcasts. Au premier abord, ça me semblait un peu vieux jeu et puis j’ai eu l’occasion d’en écouter quelques-uns. Quand c’est bien fait, l’auditeur parvient à rester concentré pendant 10 minutes sur une interview ou le partage d’expérience d’un expert. Du coup, on pense à la réalisation de podcasts au sein de l’Académie.

 

De plus, il y a le micro-learning, ces toutes petites capsules qui viennent vous titiller de manière régulière. Ce sont des formats ultra simples qui ne nécessitent pas un développement long et fastidieux mais qui permettent de venir tester l’ancrage et la connaissance de l’apprenant. Je pense que c’est également un format qui est en pleine émergence.

 

Super ! Merci beaucoup, est ce que vous avez encore quelque chose à rajouter ?

 

J’ai bien aimé le principe de la série que vous avez faite cet été avec votre chaîne K.ulture. J’allais voir comment vous utilisez l’outil en tant qu’experts de votre solution. J’aime bien cette idée, sur le fond comme sur la forme. J’aime être inspiré par l’éditeur ou d’autres clients sur la manière dont ils utilisent la solution. J’ai testé comment planter des oignons dans mon jardin avec ma fille et c’était top ! Il ne faut pas perdre ça même si la période de confinement est passée.

 

 

Merci Jad pour votre temps et votre énergie, à bientôt !