L’audio a une place centrale lors de la création de vos contenus. Il transforme une présentation ou une vidéo et a un impact significatif sur la rétention de l’information. Il permet également de ne pas surcharger l’écran d’informations dans le cas d’une vidéo. On note cependant que l’efficacité de l’audio dépend grandement de sa qualité. En effet, l’audio peut être une plus-value énorme, si et seulement si ce dernier est de qualité. Dans le cas contraire, l’effet est inverse, la rétention de l’information est réduite et le temps de concentration est également moindre. 

 

Un audio narratif peut être très puissant, notamment lorsqu’on le superpose à un contenu visuel. L’audio peut également se suffire à lui-même, c’est d’ailleurs une tendance marquée depuis quelques années avec l’explosion des podcasts et des livres audio ! Ces contenus ont le vent en poupe car ils permettent de reposer les yeux, et de consommer un contenu tout en faisant autre chose. C’est ainsi qu’ils captent l’attention des auditeurs. Dans le secteur du learning, ce sont les mêmes codes qu’il faut respecter afin d’optimiser l’attention et l’engagement de l’apprenant. C’est en effet en proposant du contenu de qualité, travaillé et original que l’attention de l’apprenant sera la plus forte. L’objectif affiché est ainsi de réussir un enregistrement audio d’un niveau suffisant pour captiver ses apprenants. C’est avec de la pratique et en respectant les quelques conseils que nous vous livrons que vous y arriverez !

 

1- Apprenez à être un bon narrateur 

 

Donnez de la voix 

 

Votre voix est l’élément essentiel de votre audio. Avoir une belle voix, claire et dynamique, ça se travaille ! Prenez le temps de faire des tests, essayez plusieurs tonalités et faites écouter votre voix à vos collègues ou amis pour avoir leurs retours (je sais, ce n’est pas toujours le moment le plus agréable, mais faites-le !). Ajustez également le niveau sonore de votre voix. Si votre voix a un trop faible niveau sonore, il sera plus difficile de captiver vos apprenants. Inversement, si elle est trop forte, vous risquez de faire fuir vos apprenants (en plus de leur briser les tympans !). On aimerait tous avoir la voix d’Edouard Baer lorsque l’on s’enregistre, mais n’oubliez pas que la pratique est votre meilleur allié !

A.R.T.I.C.U.L.E.Z

 

Cela peut paraître a priori évident, mais ce n’est pourtant pas si simple ! On a vite fait de venir mâcher un mot ou de le raccourcir. Faites attention au bruit que vous faites lorsque vous parlez, ce n’est jamais très agréable d’entendre un bruit de bouche ou encore une grande inspiration. Énoncez chaque mot clairement et distinctement, prenez votre temps. Entraînez-vous, essayez par exemple de prononcer proprement et distinctement : “Donnez-lui à minuit huit fruits cuits et si ces huit fruits cuits lui nuisent, donnez-lui huit fruits crus.” (plus d’exemples ici). Vous pouvez également vous entraîner à parler avec un stylo serré entre les dents, au niveau des molaires (on a certes l’air un peu ridicule sur le moment, mais ça fonctionne !). 

Trouvez la bonne vitesse de croisière

 

On connait tous cette personne qui parle beaucoup trop vite et avec qui on perd le fil de la discussion (peut-être est-ce vous ??). C’est l’exemple à ne pas suivre, surtout lorsqu’on souhaite inculquer une nouvelle connaissance ou pratique à un apprenant. Dans l’idéal, il faudrait un débit de parole compris entre 140 et 160 mots par minute. Dans un contexte de learning (qu’il soit uniquement audio ou également vidéo), ne pas dépasser le seuil des 160 mots par minute est d’autant plus crucial. N’oubliez pas votre objectif : captiver l’attention de vos apprenants. Trouvez votre rythme et soyez dynamique, il n’y a rien de pire qu’une voix monotone et sans émotion pour un apprenant !

 

2- Échos, bruits ambiants, les ennemis d’une bonne qualité sonore 

 

Avoir un environnement calme lors de la prise de votre son doit être une priorité si vous souhaitez proposer un contenu audio de qualité. À moins d’avoir un équipement professionnel (et donc très coûteux), l’environnement doit être propice à l’enregistrement. Évitez d’avoir un espace trop grand (et qui résonne !) et ouvert. Préférez un plus petit espace, fermé et si possible, un minimum insonorisé. 

Dans votre prise de son, le silence est votre meilleur allié. Trouvez un endroit sans bruit ambiant, évitez de vous enregistrer à côté de votre collègue au téléphone ou de vos enfants en train de jouer.

Si vous ne disposez pas d’un endroit assez calme, de l’équipement supplémentaire pourra vous permettre de réduire le bruit ambiant et l’écho de votre pièce sans pour autant vous ruiner !

 

3- Quel équipement pour une bonne qualité audio ?

 

Le choix de l’équipement va être très important pour optimiser votre prise de son. Néanmoins, vous pouvez obtenir un très bon résultat avec peu de moyens (notamment en respectant les conseils énoncés dans cet article). Vous pouvez bien sûr vous rendre dans un studio d’enregistrement pour optimiser votre prise de son, mais la facture peut vite être salée (200€ en moyenne par session d’enregistrement) ! 

Vous pouvez également vous enregistrer directement via votre dictaphone avec un micro d’un casque ou d’écouteurs. Cependant, il n’est pas toujours évident d’avoir un rendu idéal…

Toujours dans une quête d’autonomie dans la création de vos contenus audio learning ou vidéo learning, voyons l’équipement qu’il vous faut pour obtenir un résultat optimal et professionnel sans dépenser des milliers d’euros !

Le micro 

Voici l’élément central de votre prise de son ! Pour une prise de son classique (type voix off ou podcast), un micro cardioïde sera certainement le plus adapté. C’est un microphone sensible au son provenant de l’avant et de l’arrière, mais qui ne tient pas compte des sources de son latérales. Ce type de micro s’utilise sur pied. C’est le plus courant dans les studios d’enregistrement puisqu’il conserve uniquement votre voix et pas les bruits parasites environnants. Il faudra compter entre 130 et 200 euros pour obtenir un micro d’une qualité suffisante ! Il faut également compter environ 50 euros de plus pour un pied pour votre micro et 20 euros pour un filtre anti-bruit. Ce filtre permet de réduire les bruits de bouche lorsque lors de la prononciation de certaines syllabes.

Quelques exemples de micro cardioïde :

 

Si vous souhaitez capter le son d’une personne ou plusieurs personnes en mouvement, le micro cravate est une bonne alternative, elle est peu coûteuse et permet de capter les sons proches. Le micro cravate, à la différence du micro cardioïde, enregistre le son à proximité sans direction précise.

Quelques exemples de micro cravate :

Un bouclier acoustique

Le bouclier acoustique est utilisé avec un micro cardioïde. Il n’est pas obligatoire, mais permet de véritablement optimiser votre qualité sonore. Il permet d’absorber le son autour de votre micro et l’empêche de faire écho dans la pièce. Ce type de bouclier est utile notamment lorsque votre environnement n’est pas idéal. Il faut compter entre 35 et 100 euros pour un bouclier acoustique de qualité suffisante.

Quelques exemples de bouclier acoustique :

 

Avec ce type d’équipement, vous avez toutes les cartes en main pour devenir un pro de l’enregistrement audio. Vous pourrez ainsi captiver vos apprenants dans vos modules de formation vidéo learning ou audio learning directement réalisés dans Kumullus

Avec Kumullus vous pourrez réaliser vos pistes audio directement dans notre outil K.Air. Vous pourrez ensuite enrichir vos modules en les chapitrant et en y ajoutant de l’interactivité. Ces modules sont modifiables à tout moment !

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