La vidéo comme premier média pour accéder à l’information est incroyablement populaire: +85% du trafic web dès 2020 (source: Deloitte); et désormais accessible aux professionnels du eLearning, tant en création qu’en diffusion.

Mais comme tout langage émergent, la vidéo en  formation traverse une phase d’apprentissage, de  tâtonnement où nous cherchons les bons mots, les  bonnes pratiques qui la rendent intelligible. Elle a  besoin d’une grammaire qui va la structurer, l’organiser, la séquencer pour la rendre compréhensible  par tous et performante. On le sait : « la construction qui est grammaticalement juste est celle qui se révèle la plus efficace pour la communication  » (Tomasello).

Le digital associé à la vidéo permet de donner ce  cadre dans lequel les règles vont pouvoir s’inscrire  et le langage se développer, pour une performance  d’apprentissage décuplée !

Etat des lieux de la puissance cognitive de la vidéo

Des travaux scientifiques récents menés par le  chercheur canadien Thierry Karsenti, spécialisé  dans l’application des T.I.C. à l’éducation, a ainsi  pu valider par l’expérience les résultats établis par  la psychologie : les apprenants retiennent généralement 10% de ce qu’ils lisent, 20% de ce qu’ils  entendent, 30% de ce qu’ils voient… et 50% de ce  qu’ils voient et entendent !

De son côté, dans un suivi longitudinal (2009-2012)  d’un groupe d’étudiants âgés de 18 à 26 ans, Will-  mot de l’Université de Loughborough, montre qu’il  y a un effet mesurable entre l’utilisation en formation de la vidéo numérique et :

  • l’augmentation de la motivation des élèves
  • l’amélioration de l’expérience d’apprentissage
  • l’obtention de notes plus élevées
  • l’apparition d’un potentiel de développement permettant un apprentissage plus approfondi du sujet
  • le développement de l’autonomie de l’apprenant

Ces travaux démontrent que dans le domaine de la  pédagogie, et a fortiori de la formation distancielle et digitale, le recours à la vidéo génère des bénéfices mesurables et concrets.

Le média privilégié par les jeunes pour leurs loisirs,  pour leurs recherches d’informations, est la vidéo.  Sachant que les millennials représenteront en 2025  75% de la main d’oeuvre globale, les entreprises  doivent commencer très rapidement à réfléchir au  design de l’expérience collaborateur qu’elles pro-  posent, afin de répondre aux besoins et aux désirs  de cette nouvelle catégorie de travailleurs. The Deloitte Millennial Survey, janvier 2014

Freins et limites de la vidéo dans lapprentissage

Alors si la puissance de la vidéo est prouvée ainsi que sa nécessité de l’embarquer au cœur des  contenus de formation, cependant,  dans une  culture de zapping et d’ultra-sollicitation, la vidéo  seule est insuffisante :

5% des gens arrêtent de regarder une vidéo après  1 minute et 60% après 2 minutes

L’ultra consommation de la vidéo par une audience  submergée, distraite, impatiente, hyper-sollicitée amène à des comportements de zapping et  de perte de concentration ultra rapide. Il existe  un risque alors de pousser des vidéos en grande  quantité à destination des apprenants sans au préalable les penser en terme pédagogique.

La 1ère réponse apportée, faute de mieux, a été  de proposer des modules vidéos de 2 ou 3 mn.  Approche microlearning désormais bien inscrite  comme  » best practice « , mais pour autant insuffisante et qui ne saurait couvrir tous les sujets de  formation : en effet, comment proposer une formation vidéo d’onboarding qui dure souvent 20 à  30mn, en 10 séquences ? Cela prendrait 10 jours à  suivre ? Ou de la même façon, pour former sur des  sujets réglementaires et complexes ?

Se pose aussi souvent la question du coût vs la qualité ?

La tendance du User Generated Content en vidéo,  filmer à partir de son smartphone, amène une dé-  mocratisation bénéfique de l’usage de la vidéo en  formation – comme filmer un geste, partager une  expérience ou une expertise – mais dont la qualité  sera inégale, à la fois dans le traitement vidéo que  dans le message délivré.

A l’autre bout de la chaine, réaliser une produc-  tion vidéo de qualité, avec un scénario, des acteurs  et une mise en scène apporte de l’impact et une  grande satisfaction, avec un véritable ROI en dépit  du coût de production.

Mais qu’en sera-t-il lorsqu’il faudra faire des mises  à jour ? Recommencer le film et/ou le montage ?  C’est un frein réel qui peut faire abandonner l’envie  de se lancer !

Enfin, les responsables de formation remontent  leur frustration d’être aveugles face au comporte-  ment des apprenants en vidéo : un player simple de  vidéo ne permet pas de remonter des statistiques  de temps passé, de complétion ou de ce qui a été retenu à la fin.

Perte d’attention, qualité ou coût, sans traçabilité,  sont des freins levés par la vidéo interactive.

Les réponses apportées par l’innovation technologique et pédagogique des vidéos interactives Kumullus sont de plusieurs ordres:

Le digital associé à la vidéo (et même plus précisément pour les curieux : une couche html placée par-dessus la vidéo pour offrir quasiment les  mêmes possibilités qu’une page web), permet de  donner un cadre structurant dans lequel les pratiques pédagogiques vont pouvoir s’inscrire et la performance être au rendez-vous, en suivant 3  grands principes: interactions, chapitrage, mesure.

Interactions contextualisées

sous forme d’activités ludiques, avec des réponses instantanées permettant de déclencher et d’entretenir les échanges ; des interactions qui sont autant de rappels de concentration, et évitent la perte d’attention ; des interactions qui amènent à approfondir, renforcer des notions avec des contenus  optionnels en images, infographies, pdf, motion  design etc.

La diversité des formats permettant à l’apprenant,  dans un parcours riche, de mieux apprendre et re-  tenir comme les études l’ont prouvé. Les mises à  jour ne sont plus un problème : en plaçant les in-  formations soumises à une modification fréquente,  en contenu interactif il n’y a alors pas nécessité de refaire toute la vidéo !

Chapitrage

Des chapitres interactifs visibles pour savoir à tout moment où on en est, naviguer intuitivement d’un chapitre à l’autre, donner une direction, revenir sur un point qu’on souhaite approfondir… C’est l’approche microlearning sans être contraint par la  densité d’un sujet et en laissant sa liberté à l’apprenant ! Par des combinaisons personnalisées des  chapitres de formation, cette technologie ouvre la  porte à « l’adaptive vidéo-learning” !

La mesure comportementale est renforcée :

au-delà du tracking habituel (statut, temps, score)  exigé  en  SCORM,  en  diffusant  les  vidéos sur un site web, la solution offre des possibilités de tracking supérieures, permettant de suivre  précisément le niveau d’engagement d’un apprenant dans sa formation.

pour Quels résultats ?

Les études menées par les sociétés utilisatrices de  la technologie Kumullus le prouvent : les taux de  complétion et d’engagement sont multipliés par 3  ou 4. Le taux de satisfaction de l’apprenant est supérieur à 95% !